Ce salut, les prophètes qui ont parlé de la grâce qui vous était destinée en ont fait l’objet de leurs investigations. Ils se sont appliqués à découvrir quelle époque et quelles circonstances désignait l’Esprit du Christ qui était en eux, Esprit qui, d’avance, attestait les souffrances du Christ et la gloire qui s’ensuivrait (1P 1.10-11).

Plusieurs textes du Nouveau Testament suggèrent que la visite du Messie a été planifiée par Dieu «avant les âges» et n’est survenue qu’au moment prévu: «... lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils (Ga 4.4); lorsque nous étions encore sans force, le Messie, en son temps, est mort pour des impies (Rm 5.6).» De même, la seconde visite du Messie surviendra au moment fixé par le Père (Ac 1.7). Le jour viendra où l’ange pourra lever la main droite et jurer: «Il n’y aura plus de délai» (Ap 10.6). Car la notion biblique du temps est essentiellement celle d’un délai. C’est le délai qui sépare la promesse de son accomplissement, l’expiation du péché et la rédemption.

Zacharie pouvait entamer ce chant le jour où son fils Jean (Yôhânân) fut circoncis:

Bénis soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, d’être intervenu en faveur de son peuple, d’avoir assuré sa rédemption [...] – comme il en a parlé par la bouche de ses saints prophètes d’autrefois – [...] c’est ainsi qu’il montre sa compassion et qu’il se souvient de son alliance sacrée, selon le serment qu’il a juré à Abraham, notre père... (Lc 2.68 et suiv.)

Ce temps d’attente et d’espérance est également celui de la patience de Dieu, l’occasion de se convertir, car «le Seigneur ne retarde pas l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le pensent. Il est patient envers vous: il ne souhaite pas que quelqu’un se perde, mais que tous accèdent à la repentance» (2P 3.9).

La fête de Noël